jeudi 5 mars 2015

Huahine, la sublime

Je viens de passer une grosse huitaine de jours à Huahine, l'une des plus belles îles qu'il m'ait été donné de voir.
Son nom signifie « sexe de femme » et l'on se dit qu'elle est bien nommée tant elle est admirable et délicieuse.

Si vous voyez la femme de profil, vous savez où est Bara Gwin

Le lagon est superbe et poissonneux. L'île offre des paysages magnifiques et des fruits à foison, le uru (fruit de l'arbre à pain), la papaye (à récolter avec une foufourche), la mangue, la banane et, bien sûr, le coco sont partout.
On ne peut pas mourir de faim ici, il n'y a qu'à tendre la main ou le harpon. Pour ne rien gâcher, les gens sont adorables...
En compagnie de « Moana », nous avons loué une voiture pour faire le tour de l'île, en fait deux îles reliées par un pont et ce fut une journée mémorable. L'île est ceinte de nombreux « marae », monuments mégalithiques qui avaient une fonction religieuse et politique.

1 marae

1 autre

et encore 1


Évidemment, c'est du corail, pas du granit... Rien à voir avec Carnac, Locmariaquer ou Gavr'Inis... Mais il fait plus chaud ici et on est vite « fiu » (mot local désignant un état de lassitude, de manque d'allant physique ou moral)
Nous rencontrons également les anguilles sacrées de Faie, spectaculaires par leurs yeux bleus et parfaitement inoffensives.

ce n'est pas Michèle Morgan, mais presque...


Je vous passe le détail des vues somptueuses que nous nous offrons sur le lagon, mais je ne résiste pas à l'envie de vous en montrer certaines...

quelles couleurs !!!!




Le lendemain, nous quittons Fare, bourgade principale de l'île, en direction des mouillages sauvages du sud, que nous avons pu repérer en voiture.
Bonne pioche ! A l'endroit du premier mouillage, nous faisons la connaissance de « Siki », ancien adjudant-chef des commandos parachutistes et qui s'est auto-proclamé gardien de cette partie de l'île.

Siki fiu, ce qui n'est pas banal...


Le temps de trouver la bonne longueur d'onde pour communiquer avec ce personnage d'exception, nous organisons un maha ( repas, nourriture...) pour le lendemain... Et c'est une expérience !



Tout commence par la confection des paniers, puis la mise en cuisson des « hipo » (pains au lait de coco) enveloppés dans des feuilles de shépakoi.



Vient ensuite la cuisson du uru (si vous avez du mal à suivre, reprenez depuis le début...)

2 urus en début de cuisson, derrière la cocotte aux hipos

les 2 urus sont cuits


Une fois cuits, il ne reste plus qu'à les éplucher, ce qui est beaucoup plus facile que lorsqu'ils sont crus.



Apéro time ! J'ai déjà cuit mon pain à bord et préparé mon far aux pruneaux, on peut commencer les libations !



Puis on commence la tortore et on est épaté par ce que Siki est parvenu à faire avec 2 allumettes et un couteau... c'est magnifique !



Vous allez peut-être commencer à penser que ce blog évoque souvent la nourriture, mais je confesse que depuis quelques mois, j'attache de plus en plus d'importance à la façon de manger la plus « fenua » possible. Et je me repens pour les fondues et raclettes du nouvel an...
Mea culpa,
Mea maxima culpa.
Amen.
Je suis à présent de retour à Rangiroa pour préparer l'arrivée de Caro... Y aura ptète pas de nouvelles
durant quelques temps...:-)



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