Toujours en compagnie de « Moana » nous
avons quitté Papeete à destination de Raiatea pour effectuer
quelques travaux sur nos bateaux respectifs, notamment, pour ce qui
concerne Bara Gwin, la réparation de la ferrure d'étrave, poste le
plus urgent car la fragilité de mon bricolage en textile rend
délicat un mouillage par vent soutenu. Navigation tranquille, 120
milles au portant, avant de pénétrer dans le lagon qui enserre deux
îles, Raiatea et Tahaa.
Raiatea est sacrée car c'est la
première île que touchèrent les polynésiens en provenance d'Asie
du sud-est, à bord de leurs pirogues doubles.
L'entrée dans le lagon est magnifique,
toutes les nuances de turquoise succèdent au bleu sombre de l'océan.
Nous nous dirigeons au nord-ouest de
Raiatea où se situe le Chantier Naval des Iles sous le vent (CNI)
qui a bonne réputation. Mouillage dans le lagon, descente à terre
le lendemain matin pour prendre langue avec le chantier. Caramba !
Nous apprenons que tout est fermé jusqu'au 15 janvier... Mais coup
de bol, le gars qui nous renseigne n'est autre que Paulo, patron de
Marinalu, une boite qui fait de la chaudronnerie aluminium. Il
accepte de réparer mon étrave et m'indique où m'installer dans la
petite marina du chantier. Les autres réparations ou entretiens
devront attendre une autre occasion.
Le lendemain matin, avec l'aide de Guy
et son annexe (il n'y a pas de personnel, le chantier étant fermé),
je pénètre dans la micro-marina et prend place sans problème, le
vent étant quasi-nul.
Quelques heures de soudure plus tard,
Bara Gwin arbore une ferrure toute neuve, plus solide que la
précédente, merci Paulo
Au cours de notre petit séjour devant
le CNI, nous avons fait connaissance de Pierre, un aveyronnais qui
vit sur son bateau ici depuis plusieurs années. Il nous indique des
lieux de mouillage sympas et nous décidons, suivant ses conseils, de
gagner Tahaa, « l'île vanille », pour aller voir le
fameux « jardin de corail ».
Nous mouillons juste à côté du
« Tahaa », hôtel de luxe Relais et Chateaux. Les fonds
permettent de lâcher la pioche dans 5 mètres d'eau d'une limpidité
extraordinaire.
Au fond, l'ancre est dans la farine et
on peut compter les maillons de la chaîne à 5 mètres.
Evidemment, nous ne tardons pas à
aller plonger dans ce fameux « jardin de corail », un oha (bras de mer entre deux motus) jonché de coraux d'une diversité
comme je n'en avais jamais vu. L'endroit étant très touristique,
les poissons ne sont pas farouches car habitués à être nourris.
Il y a un courant assez fort qui
provient du récif et pénètre dans le lagon. A certains endroits il
est très difficile à remonter, même en palmant énergiquement.
Aussi nous croisons des groupes de touristes qui ne font que la
descente du courant, après avoir marché jusqu'au bout du motu. Ils
passent à toute allure à côté de coraux somptueux et de poissons
magnifiques qu'on ne peut admirer qu'en remontant lentement le
courant.
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| 3 bénitiers |
vidéo :http://youtu.be/k-4d0pXruJ8
La pêche est, évidemment, interdite à
cet endroit, mais au retour vers nos bateaux une raie pastenague
imprudente croise la route de mon fusil.
Et voilà encore quelques repas
d'assurés.









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