Mardi 4 Novembre
Enfin, Bara Gwin a repris la mer, après
des semaines d'immobilité.
Hier, j'ai récupéré mon génois,
révisé par un bon pro, et l'ai gréé dans la foulée. Les derniers
avitaillements en produits frais effectués, nous étions fin prêts.
Départ dès potron-minet, en quittant le lagon de Papeete par la
passe de Punaauia, face à l'île de Moorea.
| Dernière balise de la passe, Moorea en arrière-plan |
La destination est l'atoll de Rangiroa,
dans les Tuamotu, où j'ai rendez-vous avec mes amis de Moana, un
bateau-copain. La dernière fois que nous nous sommes vus, c'était
dans les Canaries à Noël dernier. Curieusement, nous avons navigué
durant presque un an sans nous retrouver, alors que nous étions
parfois à un jet de pierre. Dernier exemple en date, nous sommes
arrivés aux Marquises le même jour, mais pas dans la même île...
Pour aller dans les Tuamotu, au départ
de Tahiti, il faut aller au nord-est. Or, aujourd'hui, le vent vient
du... nord-est ! Il va donc falloir louvoyer. Les marins
connaissent l'adage : « le louvoyage, c'est 2 fois la
distance, 3 fois le temps, 4 fois la fatigue ! »
Heureusement, il n'y a que 200 milles à parcourir et le temps est
superbe.
Vidéo : http://youtu.be/OieDikRBmgM
Mercredi 5 novembre.
Oups... J'ai écrit trop vite. Le
passage d'une dépression rend le vent versatile et il a plu toute la
journée, parfois très fort. Mais pour positiver, je vous fais
observer que la pluie est chaude et que ça fait une douche très
économique.
Jeudi 6 Novembre
Arrivée de bonne heure dans le lagon
de Rangiroa, après une nuit presque blanche. En effet, le passage
entre l'atoll de Tikehau et celui de Rangiroa n'est large que de 6
milles. Même si j'ai récupéré un pilote fonctionnel, je ne veux
pas tenter le diable et ne m'accorde que des petits sommes de 20
minutes avant de remonter sur le pont pour vérifier que tout se
passe bien.
Idéalement, pour rentrer dans un lagon
en sécurité, il faut embouquer la passe dans la première heure du
flot. Le reste du temps, un fort courant crée des remous importants.
Aujourd'hui la mer est plate et il n'y a pas de vent, je décide donc
de tenter ma chance alors que nous sommes à mi-jusant. Si ça passe,
ça m'évitera de faire des ronds dans l'eau pendant 3 heures. Bonne
pioche, c'est vrai que ça brasse un peu et qu'il faut pousser le
moteur pour contrer le courant sortant mais ça passe sans aucun
danger.
| Entrée de la passe, celui ci a été imprudent... |
| Entrée dans le lagon, les 2 perches servent d'alignement pour l'entrée |
Et on se retrouve dans le turquoise à
perte de vue ! Rangiroa est l'un des plus grands atolls, il
pourrait contenir toute l'île de Tahiti. On n'en voit donc pas le
bout et on a l'impression d'être dans une mer ouverte mais plate
comme la main et de couleurs sublimes.
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