Nous avons quitté Hiva Oa le mardi 19
août, toujours sans pilote, mon ami Jean-Do, m'ayant fait savoir que
la pièce est introuvable sur Tahiti. Il n'est donc pas possible de
réparer ici et je serai obligé de la faire venir de France pendant
mon séjour à Tahiti. Sans pilote, ce sera plus long et plus
fatigant, mais il n'y a que 850 milles à parcourir... Bagatelle !
Hiva Oa fut une cruelle déception. La
mer n'y est pas belle... Je savais qu'il n'y a pas de lagons aux
Marquises et qu'elles sont copieusement arrosées, mais pas dans de
telles proportions. Des pluies fréquentes et soutenues forment des
torrents qui déversent dans la mer des quantités d'alluvions. L'eau
y est donc marronnasse et très agitée, peu attirante. En
contrepartie, les paysages sont grandioses, la végétation
luxuriante et les marquisiens charmants et serviables. Sans doute
aurais-je plus apprécié cette escale, moins fatigué et avec une
météo plus clémente, sans doute aurais-je visité les sites archéologiques magnifiques. Tant pis...
Entre 2 ondées, je suis parvenu, malgré tout, à
monter au cimetière où sont enterrés Jacques Brel et Gauguin. Ils
ont une belle vue, les saligauds, quand un rayon de soleil apparaît
.
C'est donc sans grand regret que nous
avons quitté cette île, cap au sud-est vers Tahiti . Passée
la première journée, à peu près satisfaisante, le vent a
considérablement molli et Bara Gwin, qui pèse lourd, n'aime pas les
petits airs...
Vidéo Pétole: http://youtu.be/p2oy1YK_X9Y
Nous nous sommes traînés
lamentablement pendant 3 jours avant de retrouver un peu (un peu
seulement) de vent, mais du moins soufflait-il de la bonne direction.
En même temps que le retour du vent,
nous avons vu arriver un fou à bec bleu, qui a trouvé que les
panneaux solaires faisaient une chouette plate-forme d'atterrissage.
Mon bateau transformé en porte-avions..
Vidéo Triboulet: http://youtu.be/H7AmvtRX0Fs
Vidéo Triboulet: http://youtu.be/H7AmvtRX0Fs
Triboulet a passé deux jours avec
nous. Il s'envolait régulièrement, pour aller pêcher
probablement, puis revenait au bout de quelques heures se reposer
et lisser son plumage. Le troisième jour, je l'ai mangé, il laissait trop de guano sur les panneaux solaires.
L'incurvation de la route par le nord
correspond au contournement des Tuamotu. Passer au milieu d'une
myriade d'atolls et de récifs coralliens qu'on ne voit que quand on
a le nez dessus, sans pilote et en solo, donc à la merci d'une panne
d'oreiller, m'a semblé quelque peu imprudent. Nous sommes donc
passés au nord de cet archipel, rallongeant un peu la route mais
gagnant en sécurité.
Et nous voilà à Tahiti. La seule
marina de l'île, juste au sud de Papeete, est bondée, j'ai donc dû
mouiller à proximité, près du rivage mais assez loin du ponton des annexes.
Moi qui rêvais d'une bonne douche et
d'un peu de confort, ce n'est pas encore pour tout de suite. Pas de
chantier, ni de terre-plain dans cette marina, je ne sais pas encore
où je pourrai mettre Bara Gwin au sec, mais chaque chose en son temps, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions. Pour le moment, ça va être repos, sieste, farniente et dodo... Comble de chance, spectacle de danse tahitienne dans un des restos de la marina, ce soir. Je ne vais pas rater l'occasion !
P.S. Merci à Miguelito qui a identifié les poissons pêchés comme de petits thons albacores (Bisous à Sylvie, Michel)
| 1er mouillage tahitien |
P.S. Merci à Miguelito qui a identifié les poissons pêchés comme de petits thons albacores (Bisous à Sylvie, Michel)

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